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Actualité à la Hune

Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (6)

Russellll ! Y’a pas d’eau !… Bam !

  • Publié le : 10/09/2012 - 00:01

Pas mauvais, le mec !Pour ceux qui s'imagineraient que Russell Coutts ne peut être qu'un tocard pour se retrouver planté dans le Comité de course, un petit rappel : le gars est champion olympique, champion du monde de match-race et quatre fois vainqueur de la Coupe de l'America. Photo @ Gilles Martin-Raget www.americascup.com

Mais que fait la police de San Francisco ? À lire les commentaires laissés sous la vidéo (mythique, à revoir ici), vous êtes nombreux à vous être sérieusement posé la question ! Et dire que la deuxième saison des AC45 commence très fort est presque un euphémisme !

Sept secondes avant le coup de canon de la manche n°3, dix des onze AC45 engagés sont donc pré-positionnés, environ une longueur et demie en dessous de la ligne de départ. Le onzième, Oracle Coutts, est plus en retrait et en attente légèrement au vent du Comité de course. (Voir la situation telle qu’elle est arrêtée durant les deux premières secondes de notre nouveau montage vidéo à découvrir ci-dessous.) Sous son vent, se trouvent Oracle Spithill puis Energy Team qui se lofent l’un l’autre en même temps que la flotte monte lentement vers la ligne (00:02 à 00:09 sur la time line)… Conséquence, la place disponible au Comite de course fond à vue d’œil et quand Oracle Coutts se lance pleine balle… Bam !

Eh ben Russel, qu’est-ce qu’il t’a pris ?!! Décortiquons les images, penchons-nous sur les règles 11, 12, 14, 16, 18 et 31 (rien que ça !) et refaisons la manche !

 

> Nous avons remonté les images de la séquence pour vous aider à comprendre ce qu’il se passe... Cliquez juste sur Play !

 

 

CAS N°1 : AU VENT / SOUS LE VENT

 

> Lieu de l’incident : ligne de départ de la manche n°3, courue le 24 août, en baie de San Francisco.
> Heure : 13:49 à San Francisco.
> Règles en jeu : 11 et 16.

Rappel sur les règles

Règle 11. Lorsque les deux bateaux naviguent sur le même bord et sont «engagés» (c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’espace vide entre eux), c’est le bateau au vent qui doit «se maintenir à l’écart», c’est-à-dire faire en sorte que le bateau sous le vent puisse modifier sa route sans qu’il y ait contact entre les deux bateaux.

Règle 16. Lorsqu’il modifie sa route, un bateau prioritaire doit laisser la place à l’autre de «se maintenir à l’écart».

> Les textes de référence, ici.

> Description de l’incident : Energy Team se trouve sous le vent d’Oracle Spithill et lofe (00:02 à 00:08 de la time line de la vidéo.)

> Conclusion : Selon la règle n°11, Energy Team est prioritaire sur Team Oracle Spithill car il se trouve engagé sous le vent de Team Oracle Spithill ; celui-ci doit donc se maintenir à l’écart de son adversaire. Ceci est aussi valable lorsque Energy Team modifie sa route en lofant, dans la mesure où il respecte la règle n°16, c’est-à-dire qu’il laisse le temps à Team Oracle Spithill de manœuvrer pour garder ses distances. Sur la vidéo tournée à bord d’Energy Team (00:16 à 00:21 de la time line), on constate en effet que le lof d’Energy Team est progressif et doux, laissant toute latitude à son adversaire, que l’on voit à son vent, pour lofer à son tour sans le gêner. Team Oracle Spithill n’a donc commis aucune infraction à la règle n°11, ni Energy Team à la règle n°16.

 

> Question de choix tactique : Quel intérêt a Energy Team à lofer Oracle Spithill à quelques secondes du départ, alors qu’il a déjà sa place sur la ligne ?
- Avouons-le : dans la situation de Yann Guichard (à la barre d’Energy Team) qui s’est fait une belle place sur sa ligne de départ, un certain nombre de régatiers renonceraient à l’idée d’aller taquiner le concurrent situé au vent… Imaginez qu’il ne réponde pas au lof ! Sérieusement, prudence est mère de sûreté !

- Sauf que si Guichard prend ce risque, c’est probablement qu’il y voit un bénéfice : la configuration du parcours fait que la ligne de départ est très favorable du côté du Comité de course… L’équipage le plus avantagé sera donc celui qui part le plus près du Comité de course, car il pourra abattre de quelques pouillèmes de degrés supplémentaires et accélérer d’autant vers la première marque – sachant que le premier bord des AC45 est un sprint de quelques secondes.

- Là où il est placé à sept secondes du départ, Guichard peut encore gagner quelques mètres vers le Comité de course – des mètres bénéfiques par rapport à ses concurrents sous le vent – et il a le temps de les prendre : aucune raison donc qu’il s’en prive !

- Bien sûr, en lofant, il prend aussi le risque que James Spithill (à la barre d’Oracle Spithill) ne respecte pas la règle n°11 et plante le départ des Français… Honnêtement, ce risque est moindre : Spithill maîtrise parfaitement et son AC45 et la régate.

- Par ailleurs en lofant Spithill, Guichard peut espérer perturber un tout petit peu l’Américain dans son compte à rebours et son lancement… L’Américain occuperait alors une place plus intéressante que celle du Français – parce que plus proche du Comité de course –, mais partirait un peu en retrait par rapport à lui. Or, dans le cas d’un départ où il y a très peu d’écart latéral entre les bateaux, si un bateau sous le vent parvient à gagner les quelques centimètres qui le dégage du dévent de son adversaire, ces centimètres peuvent se changer en mètres dès le départ donné, car la position sous le vent est meilleure ! Si l’on regarde attentivement la vidéo (00:11 à 00:16 de la time line), on constate d’ailleurs que cela marche : Guichard prend rapidement une longueur à Spithill.

- Bah ! Bien sûr, le fait que Spithill aille un peu chercher Russell Coutts (à la barre d’Oracle Coutts) a un peu facilité le travail à Guichard… Mais quoi qu’il en soit, le choix de celui-ci de lofer Spithill est largement validé… Ne serait-ce que par l’attitude de Coutts… Non, on ne peut pas dire que la place au Comité de course n’est pas convoitée !

 

Pas d"eau au départ !Un petit résumé de la situation... (Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.)Photo @ D.R. Voiles et Voiliers

 

CAS N°2 : PAS D’EAU À UNE MARQUE DE DÉPART

 

> Lieu de l’incident : ligne de départ de la manche n°3, courue le 24 août, en baie de San Francisco.
> Heure : 13:49 à San Francisco.
> Règles en jeu : 11, 12, 14, 16, 18 et 31.

Rappel sur les règles

Règle 12. Lorsque deux bateaux naviguent sur le même bord, mais ne sont pas «engagés», le bateau qui est derrière doit «se maintenir à l’écart».

Règle 14. Un bateau doit éviter le contact avec un autre ; s'il est prioritaire, il doit agir quand il est certain que l'autre ne fera rien.

Section C - Aux Marques et obstacles (Règles 18, 19 et 20). Les règles de la section C ne s'appliquent pas à une marque de départ entourée d'eau navigable ou à sa ligne de mouillage à partir du moment où les bateaux s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient passées.

> Les textes de référence, ici.

Règle 31. En course, un bateau ne doit toucher aucune marque.

> Description de l’incident : Oracle Coutts déboule pour prendre un départ canon au ras du Comité de course, mais Oracle Spithill lui ferme la porte sous le vent et Oracle Coutts termine sa course, l’étrave plantée dans la coque du bateau Comité de course.

> Conclusion : Au moment où Oracle Coutts abat pour se lancer (00:08 de la time line), il n’a pas la priorité sur Oracle Spithill car il  est d’abord en route libre derrière (règle n°12), puis parce qu’il se trouve à son vent (règle n°11) : il doit donc se maintenir à l’écart d’Oracle Spithill – qui le lui "demande" du reste, comme on l’entend sur la vidéo (00:24).
De son côté, Oracle Spithill n’enfreint pas la règle n°16, puisque sa route lofée n’a rien de brutale ni de subite (voir les images embarquées sur Oracle Spithill de 00:21 à 00:24 de la time line).
Néanmoins, le projet d’ Oracle Coutts est manifestement de partir au ras du tableau arrière du Comité de course… Mais la place laissée par Energy Team et Oracle Spithill n’est plus suffisante pour qu’il passe (00:10) et il ne peut leur demander de la place, puisque la règle n°18 (comme toute la section C des règles de course) ne s’applique pas ici : il n’y a pas d’eau aux marques de départ.
En vertu de la règle n°14 (qui exige que tout contact entre les concurrents soit évité), Oracle Coutts ne peut donc pas passer et doit s’écarter (00:11). Manque de bol, il n’a plus place ni le temps de s’exécuter. La vitesse et l’inertie de son AC45 ne laissent pas non plus la chance au barreur d’Oracle Coutts d’éviter le Comité de course et c’est le choc (00:12).
Oracle Coutts n’a pourtant enfreint aucune des règles n°11, 12 et 18 et n’a donc pas commis de faute envers Oracle Spithill.


Nota Bene
1. Les concurrents ne sont néanmoins pas autorisés à toucher/percuter une marque de parcours et a fortiori le Comité de course (règle n°31)… S’ils le font, ils doivent réparer cette infraction, généralement par un 360° de pénalité. Excepté que les règles de course spécifiquement éditées pour les AC45 n’utilisent pas la n°31 !

2. Dans un cas classique, lorsqu’un concurrent commet une infraction, abandonner la manche est une autre manière de reconnaître sa faute, même s’il a entres-temps fini sa course ; pour cela, il faut remplir un formulaire administratif à terre en se justifiant. Le fait qu’Oracle Coutts n’ait pas couru la manche n°3 pourrait faire croire à une telle réaction ; en réalité, Oracle Coutts est noté DNF (pour «Do not finish»), et non pas RAF (pour «Retired after finish»), c’est-à-dire qu’il n’a pas fini sa manche (et pour cause, vu l’état de son étrave), mais n’a pas abandonné. La nuance n’a pas vraiment d’importance, puisque la règle n°31 n’a pas cours en AC45… Mais s’il avait couru selon les règles classiques, l’équipage aurait pu être jugé pas franchement fair-play par ses concurrents, même si une manche de DNF et une manche de RAF rapportent le même nombre de points !

3. Dans le cas d’un dommage physique (le bateau du Comité de course a manifestement souffert du choc avec Oracle Coutts), c’est l’assurance du concurrent jugé responsable lors de la réclamation qui est sollicitée pour régler la facture.

4. Même prioritaire, Oracle Spithill est tenu lui aussi de respecter la règle n°14 : rien d’étonnant à ce que Spithill surveille de près le comportement d’Oracle Coutts (00:25 à 00:21 de la time line) et abatte. Évidemment, gêner Oracle Coutts n’est pas non plus une fin en soi et l’objectif principal d’Oracle Spithill est surtout de prendre son départ.

 

Y"a pas photo !Vu d'hélico, la situation est tout aussi claire ! (Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.)Photo @ Gilles Martin-Raget, Guilain Grenier www.americascup.com> Question de choix tactique : Partir lancé pleine balle au ras du bateau Comité est-il raisonnable ?
- Comme on l’a vu plus haut, la place au Comité de course était la plus avantageuse aujourd’hui. Mais il aurait évidemment était plus sage de ne pas tenter le départ lancé et d’occuper simplement cette place plus tôt, donc de se placer au vent des autres concurrents, sur la même ligne qu’eux… Pas si facile : en étant au vent, Coutts se serait trouvé plus longtemps à la merci de Spithill qui aurait été prioritaire sur lui, puisque placé sous son vent. Or, si Spithill demande à Coutts de lofer et que ce dernier se retrouve pris entre Oracle Spithill et le Comité de course, il est bon pour se dégager en marche arrière… Pas évident en AC45 !

- Partir de plus loin sans s’être frotté aux autres semblait donc une bonne idée… Dans la mesure où, à sept secondes du départ, il y a pas mal d’écart latéral entre Oracle Coutts et ses concurrents, c’est logique que Coutts ait imaginé ce départ lancé. Le problème, c’est que Coutts prépare ce coup… Il se place très au vent de la flotte et très tôt : sa stratégie se voit comme le nez au milieu de la figure et son attitude est comme une provocation. Quand Spithill se retrouve au vent des autres, que pensez-vous qu’il ait envie de faire ? A votre avis, pourquoi Guichard abat-il une seconde avant le départ (00:09 de la time line), mais pas Spithill ? C’est le goût du sang ! Le même goût qui a chauffé Coutts… Sauf que cette fois-ci, c’est Spithill qui a le plus gros ascendant psychologique, ne se démontant pas, fort de sa priorité… Et que croyez-vous deviner sur son visage lorsqu’il se retourne sur Coutts après que celui-ci s’est planté dans le Comité de course (00:27 de la time line) ? Un sourire, n’est-ce pas !

- Après, probablement que si Guichard ne l’avait pas poussé à lofer, Spithill ne serait pas allé chercher Coutts – ne serait-ce que parce qu’alors, Coutts aurait certainement eu la place de passer sous lui – mais maintenant qu’il est là, il n’a plus le choix ! S’il n’arrête pas Coutts, c’est lui qui va planter son départ parce que Coutts va lui passer sur le corps et l’enfumer. 

- Bref. Pour avoir une chance de passer, Coutts aurait dû la jouer plus fine. Faire comme s’il avait vu cette possibilité de partir lancé au Comité au dernier moment, comme s’il saisissait une opportunité, décidant d’envoyer deux virements dans les dernières secondes pour se recaler au vent de ses concurrents et se lancer pleine balle… En prenant tout le monde de vitesse… Pour de vrai, cette fois.

- Ce qui est certain, c’est que les changements de direction successifs de Coutts – on distingue très bien ses coups de barre sur le ralenti de la vidéo tournée à bord d’Oracle Coutts (00:38 à 00:48 de la time line) – prouvent qu’il a hésité jusqu’au bout à prendre ce départ lancé, sans doute parce qu’il a espéré jusqu’au dernier moment que cela pouvait passer… Est-ce un excès d’optimisme ou un erreur d’appréciation ? Difficile de le savoir. L'impact sur le Comité de course prouve qu'il ne manquait pas grand chose (voir la photo ci-dessus) et en effet, les choses ne tiennent pas à grand chose : une seconde, un mètre, un demi nœud... S’il s’était lancé une seconde plus tard, Coutts aurait peut-être pu passer alors que Spithill était déjà parti et, avec sa vitesse de lancement, l’aurait soufflé en un clin d’œil. S’il s’était lancé d’un peu moins loin, Coutts aurait peut-être mieux évalué les distances et la situation. Si Coutts n’avait pas lâché les chevaux si tôt, il aurait peut-être pu mieux manœuvrer sur la fin.

- Dans un autre timing, l’esquive aurait aussi pu être une option pour Oracle Coutts : s’il avait pu trouver le bon trou de souris, Coutts aurait pu abattre plutôt que de lofer, passer derrière et sous un certain nombre de ses concurrents et peut-être sauver sa manche. Il n’aurait pas pris un bon départ, aurait occupé une place difficile à tenir et aurait eu du mal à revenir… Mais il n’aurait pas pété son étrave, aurait fini sa manche et couru la suivante !

- En conclusion, il est maintenant clair que Coutts aurait mieux fait d'opter pour une solution un peu différente...

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Pour (re)lire nos précédents articles, suivez les liens :

«Dis-moi, Terry, t’aurais pas viré un peu près, là ?»,
ici.  Règles n°10, 11, 13, 15 et 20.
«Non, Andreas, y’a pas de place !... Paas de plaaace !», ici. Règles n°11, 12, 15 et 16.
«Y'a pas d'eau à la bouée au vent, Yann ?», ici. Règles n°10 et 18.
«Franck ! Au loof !», ici. Règles n°11, 12, 16 et 17.
«C'est trop tôt, Michel... et ça ne passe paaas !», ici. Section C des règles de course (n°18, 19 et 20).

 

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Aller plus loin

Réclamez !

Si l'envie vous gagne d'étudier plus précisément les règles de course et de vous en servir (en suivant les AC45 ou pour de vrai), le formulaire de réclamation (en français) mis à disposition par la FFVoile devrait vous intéresser.

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> Les règles de course à la voile sont établies et éditées tous les quatre ans, par la Fédération internationale. La FFVoile les commercialise traduites et en édition bilingue, ici. Une référence incontournable pour régater !

 

> Par ailleurs, le jargon juridique des règles peut faire quelques réticents, d'autant que ces règles ne sont pas illustrées... "Les clés des règles de course 2009-12" de Marc Bouët fournissent alors un complément indispensable (excepté pour les cas spécifiques aux AC45 évidemment). "Les clés des règles de course 2009-12" de Marc Bouët se trouve sur la boutique Voiles et Voiliers, ici.

En complément

  1. positionnement sur la ligne 21/03/2012 - 00:01 Vidéo MOD70 : Et les règles de course deviennent fun ! (5) C’est trop tôt, Michel… et ça ne passe paaas ! Grosses accélérations, ligne de départ courte… Quand les MOD70 font le show, ils le font aussi du côté des règles de course ! Et vous ? Ça vous est déjà arrivé de demander de l’eau au bateau-comité ?
  2. question de priorité 22/02/2012 - 00:16 Vidéo Volvo Ocean Race : Et les règles de course deviennent fun (4) Franck ! Au looof ! «Mât par le travers !» Ah non, ça, ça risque pas ! Sur la Volvo Ocean Race aussi, on se lofe, mais sans faire n’importe quoi ! Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Pourquoi ? Découvrez-le ici.
  3. impeccable 19/01/2012 - 00:08 Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (3) Y’a pas d’eau à la bouée au vent, Yann ? Les passages de bouées en AC45, ce n’est pas chaud… C’est bouillant ! Tribord ! Bâbord ! «Quoi, de l’eau à la bouée au vent ?!?» Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Pourquoi ? Découvrez-le ici.
  4. t #039;as raison de faire la grimace, tiens  06/10/2011 - 04:16 Vidéo AC45 : fun, les règles de course ! (2) Non, Andreas, y’a pas de place !... Paas de plaaace ! Et sur les départs, alors, vous avez vu les images vidéo retransmises en direct de Plymouth ? De la pure folie ! Il n’y a pas quinze centimètres entre les AC45 et les mecs se tournent autour en s’alpaguant ! «Regarde le coup de barre qu’il vient de mettre, là ! Attends, mais il va lui rentrer dedans !» Vu le rythme, ce n’est pas toujours facile de suivre. Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Et pourquoi ? En l’espace de quelques secondes de la manche du 14 septembre dernier, les règles 11, 12, 15, 16 et 18 y passent ! L’occasion de réviser trois cas d’école où il s’agit de défendre son territoire.
  5. illusion instantan eacute;e 20/09/2011 - 05:30 Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (1) Dis-moi, Terry, t’aurais pas viré un peu près, là ? Après Cascais, la fièvre nous reprend à Plymouth ! Les images vidéo des manches en AC45 retransmises en direct nous scotchent et nous rendent dingues : «T’as vu comme il lui a viré sur la gueule ? – Ouaiiis ! Mais, il a le droit de faire ça ?» Voilà le hic. Sorti de tribord/bâbord, on a tendance à vite trouver les règles de course rasoirs et on est un peu largués. Alors il est temps de s’y remettre ! Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Et pourquoi ? Allez, on se repasse la bande et on débrief’ sur quatre cas d’école : les règles de course 10, 11, 13 & 20 !